Mon code de déontologie de psychopraticienne et art-thérapeute
1. Engagement et moralité
Le thérapeute psychopraticien est au service total de son patient.
Il exerce sa mission dans le respect de la personne et de sa dignité.
Il fournira des informations claires et appropriées sur sa pratique.
Il met tous les moyens en œuvre pour atteindre l’objectif et rendre le patient autonome avec un nombre de séances en adéquation aux besoins et attentes du patient.
Le psychopraticien proposera de mettre fin à la thérapie dès qu’il juge que le patient n’a plus besoin de ses services.
2. Secret professionnel et confidentialité
Le terme « secret professionnel » couvre tout ce qui est porté à la connaissance du psychopraticien dans le cadre de ses consultations.
Il préserve la vie privée des personnes qui le consultent, qu’elles soient majeures ou mineures en garantissant le respect du secret professionnel.
Il prend toutes les précautions pour préserver l’anonymat des personnes qui le consultent ou qui l’ont consulté.
Si des raisons thérapeutiques nécessitent la collaboration avec une personne donnant des soins au patient, le psychopraticien ne peut partager les informations qu’il dispose qu’avec l’accord de son patient.
3. Qualification et exercice des professions
Le psychopraticien est garant de ses qualifications qui définissent ses propres limites, compte tenu de ses formations et refuse toute intervention lorsqu’il sait ne pas avoir les compétences nécessaires.
Il ne devra pas prétendre à des pouvoirs ou des formations qu’il n’a pas, être prudent dans ses engagements, ne fera pas de promesses, qu’il ne pourra pas tenir, il s’abstiendra de toute publicité mensongère.
4. Formation continue
Le psychopraticien tient ses connaissances théoriques et pratiques mises à jour régulièrement par une formation continue et une supervision.
Il s’engage à continuer à se former aux évolutions des pratiques de sa ou ses spécialités afin de proposer toujours la meilleure qualité de service.
5. Terme « Thérapeute » - Information et sensibilisation
Le terme « thérapeute » est dans toutes les domaines. Ce terme est souvent employé à la place du terme « psychothérapeute » (titre réglementé). Il concerne des professionnels qui exercent et pratiquent une ou des compétences dans le soin psychique, mais qui n’ont pas le titre réglementé de « psychologue », de « psychothérapeute » ou de « psychiatre ».
6. Terme « psychopraticien » - Information et sensibilisation
Le terme « psychopraticien » définit une profession et pratique dite de « santé humaine non classée ailleurs ».
Il est « un nom de métier » qui succède à l’ancienne appellation « psychothérapeute » avant que celui-ci ne soit devenu un titre réservé et réglementé (en 2010).
Employé seul, le nom de métier « psychopraticien » est libre d’emploi, tout le monde peut y prétendre. Il ne constitue pas un titre mais désigne une activité professionnelle.
L’exercice de la psychothérapie reste libre et le psychopraticien est un professionnel de la psychothérapie.
Le psychopraticien garantie l’identification exacte de sa profession sous ce même terme considéré comme « non réglementé » sur tous supports publicitaires physiques (carte de visite, flyers,…) et dématérialisés (site internet, réseaux sociaux…).
Il garantit la non utilisation du titre de « psychothérapeute ».
7. Information et sensibilisation sur la « pratique illégale de la médecine »
Le psychopraticien n’est pas un médecin. La thérapie ne se substitue à aucun avis ni traitement médical.
Le psychopraticien s’engage à divulguer largement cette affirmation et à demander l’assistance d’un médecin si nécessaire avec l’accord du patient et/ou de son représentant légal.
Le terme de « psychopraticien » n’est pas à confondre avec le titre de « psychothérapeute ».
Seuls les médecins, les psychologues et les psychanalystes peuvent désormais s’inscrire sur ce registre et user du titre de psychothérapeute. Ces professionnels de santé doivent obligatoirement être inscrits et apparaître sur le répertoire ADELI (géré par l’ARS) et l’enregistrement des diplômes par cette inscription est obligatoire. Ce titre protégé par l’Etat ne doit pas être confondu avec des appellations non protégées comme psychopraticien, gestalt-thérapeute, analyste transactionnel…
8. Condition d’accueil et locaux
Le psychopraticien disposera sur le lieu de son exercice professionnel d’une installation convenable, de locaux appropriés pour permettre le respect de l’intégralité des patients avec des conditions d’hygiènes en vigueur pour recevoir dans les meilleures conditions.
Le lieu de consultation sera adéquat et respectera les mesures de confidentialité sonore afin de garantir ainsi le « secret professionnel ».
9. Libre choix du praticien
Le psychopraticien respecte le droit que possède toute personne de choisir librement le praticien.
10.Principe de non-discrimination
Le psychopraticien ne porte aucun jugement et apportera son aide de la même manière, peu importe les opinions politiques, religieuses, les couleurs de peaux, les mœurs, les pratiques, les handicaps, les âges, les genres, le sexe et la sexualité du patient.
11. Libre choix du protocole thérapeutique
Le psychopraticien est libre de choisir les protocoles thérapeutiques qu’il estimera les plus appropriés pour assurer la qualité, la sécurité et l’efficacité de la prise en charge.
Il refuse de travailler sur un objectif qu’il estime contraire à l’éthique, aux règles de base de la psychopathologie ou à l’intérêt du sujet.
12. Consultation
Avant toute consultation, le psychopraticien s'assure du consentement des personnes qui le consultent. Il les informe des modalités, des objectifs et des limites de son intervention.
Dès le début de la thérapie, il doit attirer l'attention de son patient sur ses droits et souligner les points suivants :
- Type de méthode employé (s'il le juge approprié à la situation du patient).
Il précise les conditions de travail (y compris les conditions d’arrêt en cours de séance selon la fatigue et les perceptions) et la totale liberté du patient.
- Conditions financières (honoraires, non-prise en charge par la sécurité sociale, possibilité de prise en charge par une mutuelle)
- Secret professionnel.
13. Consultation pour un mineur
Le psychopraticien appelé à venir en aide à un mineur doit s’assurer de l’accord de ses parents ou de son représentant légal.
Il invitera le parent ou le représentant légal à assister aux séances.
Le secret professionnel s’applique aussi pour un mineur et selon son droit absolu et son accord pourra être divulgué ou non seulement à un de son représentant légal.
14. Responsabilité et engagements aux autorités compétentes
De signalement, enregistrements spécifiques et témoignages.
Le psychopraticien s’engage :
- si nécessaire selon les situations avec son propre jugement ;
- et/ou considérant l’urgence et la dangerosité ;
- et/ou à la demande du patient ;
Pour leurs intérêts moraux, émotionnels, physiques, administratifs et juridiques.
De signaler et/ou de témoigner sur le ou les sujets évoqués et traités durant le ou les séances.
Le psychopraticien s’engage :
- si nécessaire selon les situations avec son propre jugement
- et/ou considérant l’urgence et la dangerosité
- et/ou à la demande des Patientes et Patients
Pour leurs intérêts moraux émotionnels, physiques, administratifs et juridiques.
De signaler et/ou de témoigner sur le non-respect de la confidentialité du secret professionnel par une ou des tierce(s) personne(s) connue(s) ou méconnue(s) du cercle familial, amical, social ou professionnel à des fins d’extraire, de connaître et/ou d’influencer avant ou après les séances, par n’importe quel moyens, attitudes et comportements des informations ou les sujets évoqués et traités sans le consentement du patient et/ou du représentant légal si mineur.
15. Refus de pratiquer une séance
Le psychopraticien reste libre de refuser de pratiquer une séance s’il jugeait que celle-ci serait contraire à l’éthique ou à l’intérêt du patient ; si l’alliance thérapeutique n’était pas suffisamment solide, ou pour quelconque autre raison qu’il jugera valable.
Tout psychopraticien est compétent dans les domaines les plus larges. S’il était confronté à un patient qui dépasse ses compétences, ses connaissances, son expérience ou les moyens techniques dont il dispose, il mettra fin à la consultation.
Il établit un lien thérapeutique sain et de confiance avec le patient, l’implication émotionnelle y est indispensable. Aucun lien autre que lien thérapeutique ne peut s’installer entre lui et le patient.
En cas de doute sur le phénomène de transfert, il en explique les tenants et les aboutissants et mettra fin à la thérapie. Il pourra adresser le consultant à un confrère.
16. Honoraires
Le psychopraticien fixe ses honoraires librement, il les affichera dans son cabinet de manière à ce que le patient puisse en prendre connaissance avant la séance.
Le simple avis ou conseil dispensé par téléphone ou par correspondance ne peut donner lieu à facturation. Il fournira des factures aux consultants le demandant.
17. Publicité
Le psychopraticien est autorisé à faire de la publicité relative à son activité. Elle sera claire, précise, sincère, honnête et représentative à ses pratiques utilisées en séances.